Instrument : le Berimbau

Instrument : le Berimbau
Le berimbau est un instrument de musique à une seule corde, de percussion, brésilien, arc musical d'origine africaine, appelé aussi gunga. Il a servi pour accompagner les chants et les danses des Africains, et le culte du candomblé-de-caboclo. Aujourd'hui c'est surtout l'instrument principal du jeu de la capoeira.

Le berimbau est composé des éléments suivants :
La « verga » : un bâton courbé de 15 à 25 mm de diamètre, et de 1,20 m à 1,50 m de longueur, en bois dur (biriba) ou de bambou.
L'« arame » : un fil d'acier à ressort (une corde à piano, au Brésil, on récupère l'armature de vieux pneus) tendu entre les extrémités du bâton.
La « cabaça » : une calebasse sèche évidée et ouverte, munie d'un anneau de ficelle ou de lacet de soulier à l'opposé de son ouverture, que l'on enfile sur la partie inférieure de l'arc et de la corde pour servir de caisse de résonance.
La « vaqueta » : une baguette généralement de bois, rarement de métal, de quelques dizaines de centimètres pour frapper la corde.
Le « dobrão » ou la « pedra » : une pierre ou un jeton de métal.
La plupart du temps, mais pas obligatoirement, le musicien tient un « caxixí », hochet de paille à fond de calebasse, dans la même main que la baguette.

Les capoeiristes classent les berimbaus en trois catégories, selon leur son :
Le « berra-boi » ou « gunga » a un son grave.
Le « viola » a un son plus aigu.
Le « violinha » est le plus aigu des trois.
On dit aussi « médio » et « viola », pour les deux derniers.
Ces catégories ne dépendent pas de la taille. Trois berimbaus de même dimension peuvent se répartir dans les trois classes. Le timbre dépend plus de la raideur du bois de la vergue et de celui de la calebasse.

Le musicien tient l'instrument en équilibre sur le petit doigt d'une main à l'aide du médium et de l'auriculaire de la même main, dont le pouce et l'index tiennent la pièce. L'autre main tient la baguette.

Le berimbau, pour la capoeira, a trois sons principaux :
Le « son frisé » est le plus facile à obtenir. L'instrument est appuyé contre le ventre, qui ferme la calebasse ; on laisse la pièce toucher la corde, sans appuyer. La frappe de la baguette, juste au dessus de la pièce, donne un son fortement timbré « tchi ».
Pour le son corde à vide, il faut tenir le berimbau décollé du ventre, afin que la calebasse soit ouverte. La pièce ne touche pas la corde au moment de la frappe, qui se fait à un point qui se trouve environ deux doigts au dessus de la ficelle de la calebasse.
Pour le son aigu, on tient encore le berimbau décollé du ventre, mais la pièce appuie fortement sur la corde. On frappe à un point que l'on trouve environ deux doigts au dessus de la pièce. Ce son diffère par le timbre et par la hauteur du son précédent. Les anciens auteurs et enregistrements indiquent une différence de un ton (do-ré). Ceci n'est possible qu'avec des bois d'environ 1,20 mètre, comme autrefois. Les grands berimbaus qui sont devenus plus courants aujourd'hui ne permettent pas cet écart, il faudrait écarter la pièce de la calebasse au-delà du possible.
Les musiciens ont d'autres sons, mais ces trois effets principaux servent pour définir les « toques » (motifs rythmiques) de la capoeira.

Ouvrir et fermer la calebasse pendant que la corde sonne produit un effet « oua-aoua », d'autant plus fort que la calebasse est largement ouverte. Tous les maîtres n'approuvent pas cet effet. Appuyer la pièce sur la corde après avoir frappé produit des notes liées ; refermer la calebasse alors que le son résonne l'arrête nettement. Un certain « toque » demande des frappes sur la corde à vide avec la calebasse fermée. Les musiciens utilisent tous les sons qu'ils peuvent tirer de l'instrument, mais il est souvent dit de mauvais goût de frapper d'autres parties que la corde.

Bien entendu, la force avec laquelle on frappe la corde est particulièrement importante pour le rythme. Le son corde ouverte est naturellement plus fort (avec la même force de frappe, les deux autres sonnent moins), mais le musicien détermine quelles frappes doivent être plus fortes. Également, le timbre de l'instrument varie un peu selon la force de la frappe ; certains « toques » tirent parti de cet effet.

# Posté le jeudi 17 août 2006 08:47

Modifié le mercredi 03 juin 2009 15:25

Instrument : le Pandeiro

Instrument : le Pandeiro
Le pandeiro est un instrument de percussion du Brésil. C'est un tambour sur cadre cousin du pandero européen, sans doute dérivé du tar arabo-andalou et importé par les Portugais.

Facture

Le pandeiro est un tambourin recouvert d'une peau fine. De petites cymbalettes sont disposées sur le bord de l'instrument. La sonorité idéale se traduit par un ton chaud ainsi que par un son sec et cristallin pour les cymbales. Un bon pandeiro reproduit tous les sons de la section instrumentale. Il se différencie du tambourin classique par son unique rangée de cymbalettes.

Jeu

Sous ses allures de simple tambourin à cymbalettes, le pandeiro est un instrument très riche que l'on retrouve dans différents genres de musique à travers le Brésil. Il accompagne, seul ou avec d'autres instruments, les joutes verbales des repentistas (troubadours) de São Paulo, les joueurs de berimbaus au cours des rodas de capoeira bahianaises, sans oublier les sessions de samba pagode à Rio.

La technique du pandeiro peut être simple (accompagnement de capoeira) ou complexe (le pagode de Fundo de Quintal, par exemple). Il existe une multiplicité de frappes distinctes permettant de reproduire tous les sons nécessaires à la polyrythmie.

On le tient d'une main et on réalise avec l'autre, différentes notes en fonction des positions de la main. Les claquements alternent aux notes toniques et un mouvement de poignet, dans lequel on utilise beaucoup les doigts, permet de jouer une rythmique spécifique au pandeiro qui soutient le rythme de base.

Le pandeiro a acquis ses lettres de noblesse entre les mains de musiciens tels que Marcos Suzano ou Dudu Tucci.
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# Posté le jeudi 17 août 2006 09:12

Modifié le mercredi 03 juin 2009 15:07

Instrument : l'Atabaque

Instrument : l'Atabaque
Un atabaque ou ilu est un instrument de percussion utilisé dans diverses formes musicales du Nordeste du Brésil, notamment le candomblé et la capoeira. Cet instrument d'origine africaine (voir Batá) ou arabe, est un des premiers instruments qui furent introduits dans le jeu de la capoeira.

Facture

L'instrument se présente comme un long tambour de forme conique (sa base est souvent posée sur un support et est beaucoup plus fine que son sommet), composé de larges bandes de bois exotiques tels le jacaranda, le cèdre ou l'acajou, serrées les unes contre les autres grâce à des cerclages de fer de différents diamètres. Sa fabrication est similaire aux tonneaux. Une peau de b½uf est tendue au sommet, fixée par des cordelettes.

Il existe en trois tailles différentes :
Rum : Le plus grand avec un son plus grave.
Rum-Pi : Taille moyenne et son médium.
: Le plus petit avec le son le plus aigu.

L'ilu désigne aussi des types de tambours en tonneau à deux membranes, joués avec des baguettes.

Jeu

Un seul atabaque est utilisé dans la capoeira, mais on en utilise trois au moins dans le candomblé. Bien qu'étant un instrument puissant, il faut prendre garde à ne pas couvrir les autres instruments.

Un des meilleurs percussionnistes d'atabaque est le brésilien Romario Principal Itacare.
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# Posté le jeudi 17 août 2006 13:31

Modifié le mercredi 03 juin 2009 15:04

Instrument : l'Agogo

Instrument : l'Agogo
L'agogô ou gongué est un instrument de musique d'origine africaine. C'est un instrument de percussion idiophone constitué d'une ou plusieurs cloches en bois ou en métal (sans battant), reliées entre elles, et frappées au moyen d'une baguette.

Son nom vient de akokô en langue nagô, qui désigne l'horloge ou le temps : un instrument qui sert initialement à marquer le tempo. On le retrouve au Brésil et partout où les esclaves africains ont été amenés.

Il fait aussi partie désormais des accessoires de la batterie moderne grâce à son timbre très sonore qui domine et dirige aisément les autres instruments de musique, et offre un point de repère facilement audible.

Jeu

Il sert sous sa forme métallique dans la plupart des formes musicales percussives latines, comme la samba, le maracatu ou le candomblé. Dans ces deux dernières formes, il peut se présenter comme une grande cloche fixée au bout d'un manche d'une vingtaine de centimètres. Il est souvent accompagné d'un sifflet ou d'un kazoo par le même musicien qui le joue.

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# Posté le jeudi 17 août 2006 13:33

Modifié le mercredi 03 juin 2009 15:11

Instrument : le Reco-reco

Instrument : le Reco-reco
Le reco-reco est un instrument de percussion idiophone de la famille des racles. C'est un instrument d'accompagnement, pendant brésilien du güiro.

Facture

Il est constitué soit d'un corps en bois ou en gourde taillé en dent de scie et à forme variable (utilisé par exemple en capoiera) soit d'un demi-cylindre en métal ou en plexi-glass sur lequel sont fixés deux ou trois ressorts que l'on frotte avec une baguette métallique (utilisé dans une bateria carioca ou pour accompagner un pagode).

Jeu

On y produit des sons a partir d'une baguette frottée contre les "dents". Il fait penser a un coassement de grenouille, sa version métallique produit un son avec beaucoup de résonances.
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# Posté le jeudi 17 août 2006 13:35

Modifié le mercredi 03 juin 2009 15:14